Ecrits Plumes Pensées

Ô Toulouse, son país

Vers le 15 janvier 2018, à la tombée d'un soir sombre et laqué du Toulouse d'hiver, vide et en pluie, je marchais sur la petite place derrière le Capitole. La statue de Claude, seule, dégoulinait. Mon cœur s'est serré. Je l'aurais voulu réanimable par mes bras magiques d'amoureuse de ses mots. Je t'ai raté, mon Claude. On ne s'est jamais croisés en chair et en os. Tu n'as jamais su que j'existais, mais moi... J'avais 15 quand j'ai senti ton choc pour la première fois.

 

Depuis ton coeur de bronze, entends ma gratitude, pour chaque Toulouse écoutée, chaque rocaille de ta gorge et l'écho de ton souffle de Poète endormi. Heureusement que t'es mort. J'aurais jamais osé publier ça sinon.

 


Chansons, poèmes

Initiation Paris Madrid

 

Après que Chronos eut dévoré la moitié de mon être je me suis égarée au milieu du désert à mille miles de toute région habitée

 

Le peuple des ombres du sable est venu me parler et j'ai vu dans leurs mirages, mes multiples images et l'étendue de mes racines

 

J'ai vu ma féminitude, ma mâlitude, mes habitudes, ma solitude, ma multitude.

 

J'ai vu Madrid, milieu du désert de mes ancêtres

J'ai vu Paris, capitale de leur terre d'exil

 

Et j'ai vu les cités mêler leurs tentacules comme des pieuvres qui s'aiment

 

Et le peuple des ombres du sable m'a dit que j'étais devenue Babylone, fille de deux Babylones qui ne se comprennent pas

 

J'ai voulu dénouer les fibres emmêlées, les langues mélangées, non reliées

 

Je m'étais égarée au milieu du désert à mille miles de toute région habitée

 

J'ai désiré retrouver la cité des hommes

 

Je me suis retrouvée au milieu de ma vie, au milieu de Paris pour y chercher Madrid

 

 

J'avais encore du sable dans les cheveux